SLZ – Expression Ecrite –

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Encore trop peu connu du public Hip-Hop, Soz Le Zin est un MC originaire de la cité thionvilloise et membre du Collectif Skeud En Vrac. Sa musique plane depuis quelques temps sur une ville riche de son eldorado luxembourgeois, mais incontestablement héritière de la fuite des industries, difficile d’y trouver sa place. De cette confrontation inévitable est née la voix étirée, la rime accrocheuse et l’univers de SLZ.

Nous vous invitons à écouter son tout premier projet solo :

« Expression Ecrite » disponible en téléchargement gratuit sur : www.sozlezin.bandcamp.com

 

« Expression Ecrite » rafraîchit notre horizon :

Huit titres à la « dynamique »  Politique/ Poésie/Esthétique.  « Avenir flou et passé fou », un Hip-Hop qui transpire l’influence OldSchool, accompagné de rimes tranchantes, le tout reposant sur des instrus de qualité.

Découvrez l’artiste au « Débit Machette » à travers les quelques questions que nous lui avons posé.

 

1)   Pour commencer, pourrais-tu te présenter ? 

Soz Le Zin aka SLZ, originaire de Thionville, 25 ans,  rappeur depuis l’âge de 15 ans avec un groupe qui s’appelait Terre-a-Terre, encore actif il n’y a pas si longtemps que ça.

2)   Personnellement, quelles sont tes influences musicales ? Qu’est-ce qui t’a poussé à faire du rap ?

Les premiers disques que j’ai écouté c’était des vinyles, ma mère avait un tourne disque et toutes sortes de galettes y passaient (James Brown, Sting, une ou deux B.O…) mais ceux qui ont commencé à vraiment m’intéresser appartenaient à mon grand frère. Ils avait pour fonction première d’accélérer le temps quand à 10 ans je m’attardais encore un peu sur mes devoirs, et pour le coup j’ai pris une grosse claque en tombant sur deux albums :  It was written  de Nas et  l’école du micro d’argent  d’Iam. Sans rentrer plus dans les détails j’ai été immédiatement attiré, même hypnotisé par la diction des MCs, leur manière de raconter des choses qui fait que t’as l’impression d’assister à la scène, leur flow ! Et ce qu’ils avaient à raconter me parlait parfois très directement, c’est resté dans un coin de ma tête, il fallait que j’me mette à l’essai, j’pouvais moi aussi raconter mes histoires, il manquait juste un déclencheur. Mes influences musicales restent très diverses, niveau rap je reste très accroché à ce qui se fait du coté de New York (et même East Coast par extension, Philadelphie…Detroit).

3)   Tu fais avant tout partie du Collectif Skeud en vrac. Qu’est-ce qui t’a motivé à te lancer dans ton premier projet solo ?

L’arrivée (et la part prise à la création) dans le collectif est une étape, une manière concrète d’établir des projets et une continuité et ce premier EP en est le symbole. Il représente un départ (tardif !) même si je ne suis pas pressé, et la volonté d’être créatif en dehors du collectif. Comme tout MC s’y trouvant je pense. Je fais juste ce que j’ai envie de faire avec un style propre et que j’espère en continuel développement.

4)   « Expression Ecrite» est donc ton tout premier projet, peux-tu nous le présenter ?

C’est mon tout premier projet solo parce qu’en fait avec « Terre-a-Terre » on avait sorti (artisanalement) plusieurs projets et c’est important de le dire je pense. C’est un EP 8 titres fait de morceaux que j’ai écrit et enregistré sur une période assez vaste mais cohérente, dans le sens ou j’essaie de faire la part belle à l’écriture et le groove qui te fait instinctivement bouger la tête quand t’écoutes un morceau. Au niveau des prod on retrouve Dj Gangsta sur 3 titres, beatmaker avec qui j’ai commencé à rapper  (à une époque ou personne ici n’utilisait le terme « beatmaker »), un autre appelée Balitch que j’ai connu récemment et S.L.Y un rappeur Messin, qui est aussi un pote, et un ou deux coups de cœur New Yorkais justement. Pour résumer c’est une entrée en matière destinée à tourner (et faire tourner) le plus librement possible.

5) Au-delà de tes influences « Oldschool », y-a-t-il aujourd’hui dans le rap actuel des choses dans lesquelles tu te reconnais ?

Le rap français à un moment donné (je pense) s’est enfermé tout seul dans des sortes de critères obligatoires qui n’a fait que bloquer la créativité de ses protagonistes. Mais je trouve que depuis quelques temps il s’en sort quand même et trouve un nouveau souffle (sans parler des groupes de rappeur de 18 ou 19 ans qui se trouvent rapidement surexposés) et oui dans le rap actuel il y a des choses dans lesquelles je me reconnais, que ce soit au niveau des instrus que des rappeurs. Je kiffe autant la musicalité qu’apporte un Nemir que la volonté de maintenir une plume ferme d’un Demi Portion par exemple. On a aussi en France il faut le dire des putains de producteurs, capables d’expérimenter des choses, d’essayer d’insuffler de la nouveauté, ou même de mélanger un gros Boom-Bap avec un sample sorti du futur, et c’est ce genre de choses qui va pousser les MC à sortir des nouvelles choses.

6) On aime le fait que les instrus ont été choisies avec soin, il y a une véritable osmose entre tes textes et les prod’s. Sur quel critère choisis-tu tes instrus ?

C’est avant tout une histoire de feeling, la 1ere écoute est dans 75% des fois déterminante c’est là que les idées (nouvelles ou déjà existantes) me viennent, idem pour les flow. Après, même si je travaille une thématique particulière dans un projet j’ai l’impression que je ne peux m ‘empêcher d’y inclure une prod venant de mes premiers gros coups de cœur, je pense au son New Yorkais principalement.

7) Peux-tu nous présenter les Beatmakers de talent avec qui tu as travaillé ? 

En premier je te dirais Dj Gangsta, qui est le Dj et beatmaker attitré de mon 1er Groupe Terre a Terre, et qui produit toujours d’excellents sons, il a un talent particulier pour mettre en valeur ses samples ! J’ai aussi fait la connaissance d’un producteur qui s’appelle Balitch que j’ai rencontré sur Internet. J’ai accroché sur plusieurs de ses prod et j’ai décidé d’en mettre une sur l’EP. Sinon je peux aussi te citer Kroze du groupe Les Misters De L’Est et DJMA du groupe Afgang et la c’est les soces ! C’est une partie de l’équipe Skeud en Vrac avec laquelle on écume les scènes ! Et c’est aussi des bêtes de MC.

 8) Sur ton projet tu as réalisé deux feat avec NEHS, membre tout comme toi du Collectif Skeud En Vrac. On a pu apprécier l’alchimie de votre duo accompagné par le très bon DJ MadJohn lors de la Saulcy Block Party à Metz. Quelles sont les différentes collaborations mises en place avec ton « binôme » ?

La 1ere doit remonter à l’époque du projet d’eklektik  Fréquence Face B  sur un morceau qui s’appelle « ça sent la weed », par la suite il y a eu Jazz connection mixtape sur lequel j’apparaît plusieurs fois. Naturellement lui même s’est retrouvé sur mon EP et la je ne parle pas de ce qui est jamais sorti, toujours en cours etc… Pour la suite on est justement entrain de travailler sur la prochaine « Jazz connection mixtape » sauf que ça sera pas une mixtape pour le coup on se rapproche plus d’un album si je peux dire ça comme ça.

10) Dans le texte « Qui est qui » en feat avec NEHS, tu fais une critique du monde du rap « … Le Hip-hop vacille, un peu comme l’alcoolique, il titube, trop de similitudes, je dis que mes classiques ne sont pas des tubes… » Ta vision du rap dans sa globalité est-elle aussi radicale dans son côté sombre ?

Non, c’est un sentiment récurrent mais il apparaît aussi souvent que son contraire (voire moins), il y a toujours un gros Bom-Bap pour me remettre à l’heure, un truc qui me rappel ce que j’kiff le plus dans cette sik, et dans cette culture. Le Hip Hop vacille c’est clair mais ça veut bien dire aussi qu’il est encore debout et aujourd’hui je trouve qu’il se remet plutôt bien.

 

 

10) Y a t-il une suite prévue à ce premier projet solo ?

Oui j’espère sortir un projet pour le début ou le milieu de l’année prochaine mais je n’ai pas trop de détails encore à te donner.

11) Quels sont les prochains projets à venir de ton Collectif Skeud En Vrac ?

Avec NEHS on a commencé à travailler sur Jazz Connection 2, il y a pas de date de sortie prévue, le but n’est pas de s’enfermer dans un délai sur ce coup mais de prendre un peu plus notre temps histoire d’être le plus satisfait (le mieux possible disons) et de produire un bon truc.

12) Le mot de la fin ?

Gros big up à Skeud Dealer pour l’interview et on s’revoit le 20 septembre pour le festival Zikametz en 1ere partie de la Scred Connexion!

 

 

►Télécharger l’Ep de SLZ : ici

►Page Facebook de SLZ : 

►Site Internet du Collectif Skeud En Vrac : ici

►Ecouter NEHS : ici

►Ecouter Les Misters De L’Est (Viv’ment conseillé par Skeud-Dealers) : ici

►Ecouter Afgang : ici

 

N’hésite pas à faire tourner!

By Solène.

 

 

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